Dames Oiseaux fête un an d’activité


ateliers et formation / mardi, octobre 27th, 2020

Cette semaine, DAMES OISEAUX animait quatre journées de formation.

  • Deux journées en présentiel sur la négociation de projet et le sentiment d’imposture avec des participant.es qui quoique masqués se sont avérés plutôt très enthousiastes, se sont inscrits volontairement dans ces formations pour connaître leurs droits, négocier leur salaire, leur travail, leur projet.
    Les retours sont toujours très positifs, c’est très plaisant !
  • Deux journées en ligne sur le dépistage des violences sexistes et sexuelles avec des participant.es parfois contraints par leur employeur d’assister aux formations pour des raisons légales et du fait de leur statut d’encadrant. Certains de faire remarquer haut et fort qu’ils seraient bien mieux ailleurs, et que ces sujets sont beaucoup trop politiques à leurs yeux… Mais la plupart écrivent souvent dans la foulée pour indiquer qu’ils souhaitent que l’ensemble de leurs équipes soient formées sur ces questions !

Samedi donc, c’est l’heure des devis dans le train pour #DamesOiseaux. Ce n’est jamais la partie la plus amusante, mais ce temps, au final, c’est bien une chance. Dames Oiseaux s’est créée il y a pile un an, a pris de plein fouet les grèves, une fracture à l’aïkido, le confinement avant le confinement, subi le confinement collectif… On peut s’accorder pour dire que les planètes ne s’alignaient pas autour de la création d’entreprise et de l’émancipation financière.

Le confinement a demandé à tous de faire preuve d’adaptation, mais le confinement dans les premiers mois de création d’une structure, c’est dur : Dames Oiseaux était fragilisée, les dossiers étaient laissés en suspens, les clients bien préoccupés par d’autres choses, et si les rares commandes qui entraient étaient enthousiastes, certaines espéraient la gratuité.

Gratuité parfois acceptée, à tort, car les structures qui ne comprennent pas qu’il faut aider les jeunes entrepreneuses, qui plus est quand la structure créée répond à un véritable objet social, ne sont au final jamais reconnaissantes : elles trouvent cela parfaitement normal que le monde entier leur offre une expertise gracieusement.

De ce fait, le déconfinement a été poussif, et il est très facile de douter, de se demander s’il n’était pas inconscient de se lancer sans filet, si le conseiller pôle emploi n’avait pas eu raison de dire en phase de création que ‘quand on est seule, pas héritière, on ne se lance pas dans l’entreprenariat social’.

Au final, cet automne donne tort aux conseillers chagrins : s’il est difficile, et bientôt à nouveau impossible de se rencontrer dans le monde réel, la demande de conseil, de formations se maintient. Les collectivités, les associations sportives, l’enseignement supérieur : autant de structures formidables et motivées qui profitent de la période complexe pour favoriser le temps de formation. Sans compter que la période complexe et l’explosion sans contrôle du télétravail rendent beaucoup de personnes plus sensibles à la question du harcèlement moral.

Mais la période, bien que génératrice d’angoisses, ne démotive pas pour autant les personnes formées : chaque jour, le petit groupe qui se réunit réussit à rire souvent dans une formation sur le sujet pas drôle de la prévention des violences sexistes et du harcèlement en environnement étudiant.

Au delà de l’actualité sombre, le nombre de personnes qui selon leurs propres mots « ont appris plein de choses et ont hâte de les appliquer dans le cadre de leur travail » continue d’augmenter.